Sketchs de Noël

Merci Anne-Akéla pour ces deux sketchs :-)
1999
2000

Veillée de Noël-12 décembre 1999
 

Introduction

Personnages : 3 troubadours (un qui récite, 2 avec un tambour)

Musique de trompette : le troubadour qui va lire entre sur scène ; les 2 troubadours qui portent les tambours viennent se placer autour de lui ; roulements de tambour : le troubadour salue.
Les tambours sortent de scène quand le lecteur se met à lire.

Fond musical : musique du film Christophe Colomb

UN TROUBADOUR :
" Oyez ! Oyez ! gentes dames, nobles seigneurs,
Aujourd'hui pour votre bonheur,
Troubadours et ménestrels
Sont là pour vous chanter Noël.
Et même si quelque maladresse
Vous paraît troubler la pièce
Soyez sûrs que chacun d'eux
S'applique et fait de son mieux.
Car devant vous, ce soir
Ils vont faire jaillir du noir
La flamme qui les éclaire
Pour vous réchauffer à sa lumière.
Fermez les yeux quelques instants
Oubliez tous le présent.   (le lecteur entre discrètement)
Laissez nos voix vous emporter
En des temps presqu'oubliés. "

Le petit jongleur de Noël

Personnages : un lecteur (déguisé en troubadour) ; le petit jongleur ; 2 villageois ; le forgeron ; 2 maritons ; le vieux mendiant ; le musicien ; le loup ; le brigand ; Marie ; Joseph.

LECTEUR : Il y a longtemps, très longtemps, dans un temps que même les pères de nos pères ne peuvent se rappeler, vivait un petit jongleur qui n'avait pour vivre que ses balles et son talent. Il allait de village en village et réjouissait les habitants par ses jongleries. En échange, ceux-ci lui offraient volontiers gîte et couvert.
Il arrivait à la nuit tombante et se mettait à jongler sur la place. (Entrée du jongleur ; Petite musique entraînante)
Et les villageois se regroupaient autour de lui pour l'admirer. (entrée des villageois peu à peu)
1ER VILLAGEOIS : " C'est qu'y s'débrouille bien, c'petiot ! "
FORGERON : " Y'a pas à dire, il est bien doué, alors ! "
A la fin du spectacle, il trouvait toujours quelques braves gens pour l'accueillir et lui proposer un toit.
2EME VILLAGEOIS : " Viens-t-en donc, mon gars. La nuit est bien frouaide et le vent pique. T'as donc qu'à t'nir compagnie à not'cochon. "
JONGLEUR : " Merci beaucoup, m'sieur "
LECTEUR : Mais ce soir-là, les gens étaient préoccupés, ils avaient trop de soucis en tête pour se laisser charmer par le spectacle du petit jongleur. (le jongleur jongle et les gens passent sans le voir)
Et il se retrouva bien vite seul sur la place déserte. (2 personnes passent avec une lourde marmite et le bousculent ; Le jongleur se retrouve par terre avec ses balles)
MARMITON : " Pousse-toi de là, on a besoin de place. "
2EME MARMITON : " Arrête de nous gêner avec tes pitreries. "
LECTEUR : Le petit jongleur se remit alors en marche tout seul dans la nuit froide et noire. Et la nuit était d'autant plus froide et noire qu'en cette époque, il n'y avait pas une étoile dans le ciel, et que la lune arrivait à peine à éclairer son chemin. De temps en temps pour se donner du courage, il sortait ses balles de dessous son manteau. C'était son seul trésor, car ce n'était pas des balles tout à fait ordinaires : elles brillaient faiblement dans l'obscurité lui donnant un peu de lumière et de chaleur. (le vieillard entre discrètement)
Tout à coup, un bruit sur le bord de la route attira son attention. En s'approchant avec prudence, il aperçut un vieux mendiant assis dans l'herbe.
VIEILLARD : " N'aie pas peur, Petit. Approche, je suis tout seul, je ne te ferai pas de mal. "
JONGLEUR : "  Que fais-tu là, vieil homme ? "
VIEILLARD : " On m'a abandonné et je suis trop vieux pour aller jusqu'au village, ce soir. Mais qu'est-ce que tu as là, qui brille ? " (Il montre les balles)
JONGLEUR : " Ce sont mes balles, je suis jongleur. " (Le jongleur jongle)
VIEILLARD : " Tu as bien de la chance d'avoir ces merveilles, Petit. Mais maintenant, laisse-moi, je vais dormir. "
JONGLEUR : " Bonsoir, vieil homme. "
LECTEUR : Le jongleur repartit sur la route. Mais en sentant la nuit si froide, si noire, il eut pitié du vieil homme qui restait là tout seul, revint sur ses pas et déposa délicatement une de ses balles près de lui. (le vieillard sort pendant que le musicien entre discrètement)
Le petit jongleur reprit sa route. Mais quelques instants après, il entendit un son étrange dans un champ sur le côté de la route. Il s'approcha, très intrigué par ce bruit et il se retrouva face à face avec un jeune garçon qui sembla aussi effaré que lui de cette rencontre. La 1ère surprise passée, le garçon reprit ses esprits et lui dit :
MUSICIEN : " N'aie pas peur. Approche, je me suis blessé, je ne te ferai pas de mal. " (le musicien montre sa main bandée).
JONGLEUR : " Mais, qu'est-ce que tu fais là ? "
MUSICIEN : " Je suis musicien (il montre sa flûte). Je vais de ville en ville, et je joue de la flûte pour que les gens me donnent de quoi manger et dormir. Mais, l'autre jour, je me suis blessé à la main et maintenant je ne peux plus jouer. Ecoute. (Il essaye de jouer de la flûte) C'est tellement horrible que personne ne veut plus m'écouter. "
JONGLEUR : "  Je voudrais bien t'aider, mais je suis jongleur, et je n'ai que mes balles. Si tu veux, je peux t'en donner une. Elle t'aidera à te sentir moins seul. " (il lui tend une balle)
MUSICIEN : " Oh ! Merci, merci beaucoup ! " (il prend la balle entre ses mains)
LECTEUR : Après avoir dit adieu au musicien (ils se font signe de la main), le petit jongleur continua son chemin.(Le musicien sort pendant que le loup entre). Après quelque temps, il entendit un hurlement lugubre. (le loup hurle). Il eut très peur, et se mit à trembler. Mais comme le hurlement se transformait en gémissement et qu'il était curieux, il décida d'aller voir quel animal pouvait pleurer ainsi. Il s'approcha discrètement de l'endroit d'où provenaient les gémissements. Il distingua une forme noire qui gisait sur le sol. En s'approchant encore un peu, il se rendit compte qu'il s'agissait d'un loup blessé qui s'était pris la patte dans un piège à loup. Il aurait bien voulu l'aider, mais il avait trop peur et il n'avait pas assez de force pour ouvrir le piège. A son grand étonnement, le loup lui adressa la parole.
LOUP : " N'aie pas peur, Petit. Approche, je suis blessé, je ne te ferai pas de mal. "
JONGLEUR : " Qu'est-ce qui t'est arrivé ? "
LOUP : " Les hommes ont peur de moi, alors ils ont posé un piège pour m'attraper. Comme il fait noir, je ne l'ai pas vu et maintenant, je ne peux plus m'enfuir. "
LECTEUR : Le loup ferma les yeux à cause de la douleur. Le petit jongleur le regarda un moment, il avait vraiment pitié de cet animal blessé, qui restait tout seul prisonnier de son piège. Alors il sortit l'une de ses balles et la posa près de lui. Le loup remua doucement, et le petit jongleur regagna la route en silence. (Le loup sort)
Tout en continuant son chemin, il se disait :
JONGLEUR : " Je n'aurais pas dû lui donner cette balle, maintenant, il ne m'en reste plus qu'une, je ne vais plus pouvoir jongler, et comment vais-je gagner ma vie si je ne peux plus jongler ? " (Le brigand entre)
LECTEUR : Il en était là de ses réflexions lorsqu'un mouvement dans les rochers près de la route attira son attention. Un homme se tenait là et il pleurait. Il pleurait même tellement fort qu'il n'entendit pas le petit jongleur approcher. Celui-ci, étonné, lui dit :
JONGLEUR : " Pourquoi pleures-tu ainsi ? "
LECTEUR : L'homme se redressa tout surpris. Et l'enfant aperçut un énorme couteau à sa ceinture. Paniqué, il voulut s'enfuir. Mais l'homme le retint.
BRIGAND : " N'aie pas peur, Petit. Approche, je suis malheureux, je ne te ferai pas de mal. "
JONGLEUR : " Mais, qui es-tu ? Est-ce que tu es un brigand ? "
BRIGAND : " J'ai été brigand, mais les gens du village l'ont appris et ils m'ont chassé. Du coup, je ne peux plus rentrer chez moi, ni voir ma femme et mes enfants. "
LECTEUR : Et le brigand se remit à pleurer de plus belle. Le petit jongleur ne savait pas trop quoi faire, mais il avait pitié de cet homme si désespéré. Il sortit alors sa dernière balle et la tendit au brigand. Celui-ci la contempla un instant sans comprendre. (Le brigand regarde tour à tour la balle et le jongleur.)
JONGLEUR : " Tiens, c'est pour toi. C'est une balle magique. Elle ne te rendra pas ta famille, mais elle te donnera un peu de lumière. "
BRIGAND : " Vrai ? c'est pour moi ? " (Il prend la balle) " Oh ! Merci, merci ! Tu es bien la personne la plus gentille que j'ai rencontrée, Merci, merci ! " (Il saute au cou du jongleur)
LECTEUR : Et le brigand se remit à pleurer, mais de joie, cette fois. Le petit jongleur, sentant que l'autre pourrait continuer ainsi jusqu'au matin, en profita pour s'éclipser discrètement.
Une fois de retour sur la route, il se mit à penser :
JONGLEUR : " Je suis bien bête, maintenant, je n'ai plus de balle du tout, et je n'y vois plus rien. "
LECTEUR : Mais, au moment où il disait ces mots, il aperçut quelque chose qui brillait un peu plus loin. Il décida de s'approcher de cette lumière, en se disant qu'il serait mieux près de cette lumière que dans la nuit froide et noire.
Au bout d'un moment, il lui sembla entendre des cris qui ressemblaient à des cris d'enfant, et plus il approchait, plus les cris devenaient forts. Quand il arriva près de la lumière, il se rendit compte qu'il était devant une étable faiblement éclairée par une lampe à huile. Dans cette étable, il y avait un homme et une femme, mais il y avait surtout un bébé. Celui-ci était couché dans une mangeoire et il hurlait ; et jamais le petit jongleur n'aurait pu imaginer qu'un si petit enfant pouvait crier aussi fort. Son père et sa mère essayaient bien de le calmer, mais sans aucun résultat. Quand le petit jongleur se fut remis de sa surprise, il se demanda ce qu'il pouvait faire pour distraire l'enfant de son chagrin, et, comme il ne savait rien faire d'autre, il ramassa trois cailloux par terre et se mit à jongler. Immédiatement, les cris cessèrent. Puis l'enfant se mit à sourire, puis à rire de plus en plus fort. Et tout à coup une immense lumière remplit le ciel, et elle se divisa en une multitude de petites étoiles qui dansaient dans tous les sens. (tous les louveteaux qui savent jongler se mettent à jongler ; musique de Noël)
Quand enfin, l'enfant s'endormit, les lumières se fixèrent dans le ciel et restèrent immobiles (les louveteaux s'arrêtent de jongler et gardent les balles dans les mains), et l'on raconte que c'est ainsi que naquirent les étoiles.
Le petit jongleur revenant à lui, regarda ses mains et vit que les cailloux qu'il avait ramassés s'étaient transformés en étoiles. Depuis, il ne dort plus jamais dehors, parce que ces morceaux d'étoiles donnent à tous les gens qui le voient jongler l'envie de rire et d'être bons avec lui.
 

Cette veillée a été jouée avec 12 louveteaux. Les rôles principaux (jongleur, mendiant, loup, brigand, musicien étaient tenus par les + grands ; les autres avaient un rôle parlé et un rôle muet dans la crèche.)
Pour les balles : prendre des balles de jonglage phosphorescentes.

Veillée de Noël 2000
 

Personnages de l'action principale :
L'enfant pendant l'acte I : Foucauld
L'enfant pendant l'acte II : Emeric
L'enfant pendant l'acte III : Cyril
L'enfant pendant l'acte IV : Foucauld
La Mère : Guillaume M
Le Père : Alexis
La Grand-Mère : Marc
Le Grand-Père : Nicolas
 

Dans l'obscurité :
L'enfant (Foucauld) est couché. Il se tourne, se retourne÷

L'ENFANT : Maman ! Maman !
La mère entre :
LA MERE : Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri ?
L'ENFANT : J'arrive pas à dormir
LA MERE : Est-ce que tu as essayé de compter les moutons ?
L'ENFANT : Oui, mais je me suis arrêté à 962, parce que j'avais toujours pas sommeil.
LA MERE : Tu veux que je te raconte une histoire ?
L'ENFANT : Oh oui, une histoire, une histoire !

Acte 1 : l'histoire romantique (sizaine des noirs)

Personnages :
La mère (narrateur) : Guillaume
Vladimir : Bodo
Natacha : Cédric
Boris : Cyprien
Le père de Boris : Emeric
Ivan : Edouard

LA MERE (NARRATEUR) : Il était une fois, en Russie, une charmante bergère qui gardait ses moutons dans la campagne. Elle s'appelait Natacha et remuait de sombres pensées. Ainsi s'adressait-elle à Vladimir, son petit frère :
NATACHA : " Ah ! Vladimir, je n'en puis plus, je me languis de Boris, le prince du comté, mais, jamais il ne fera attention à moi, pauvre petite bergère que je suis !
(Natacha se met à pleurer)
Et, son frère, loin  de la consoler, ne faisait qu'attiser sa peine :
VLADIMIR :  Ah bon, ça c'est sûr, en plus, tu ne t'es pas regardée dans la glace ! C'est pas pour dire, mais on ne dirait pas vraiment une princesse !÷
NARRATEUR : Et Natacha, pourtant gracieuse et délicate dans son costume champêtre, redoublait de tristesse (Natacha soupire÷)
Vladimir et Natacha sortent.

Boris de son coté, n'était pas plus heureux. Comme il était très grand et très fort, (Boris entre en faisant les gros bras), on voulait lui donner en mariage toutes les princesses du royaume. Mais il n'en voulait pas.
Le père de Boris entre.
BORIS (à son père) : J'en ai assez de toutes ces princesses à la noix, quand donc me laissera-t-on tranquille ?
LE PERE DE BORIS : Mais, mon fils, il va pourtant falloir un jour songer à faire autre chose que de chasser la zibeline, le renard polaire, ou de boire de la vodka !
BORIS (air énervé) : Oh ! là là !÷ AT÷AT÷ATTCHOUMMM !!!
LE PERE DE BORIS : et puis, mets ta chapka, tu vas encore t'enrhumer.
Le père de Boris sort.
NARRATEUR : C'en était trop, Boris pris une décision :
BORIS : Très bien, si c'est comme ça, je prends mes cliques et mes claques, et JE M'EN VAIS (en détachant bien ses mots)
NARRATEUR : Il pris son balluchon et partit droit devant lui, sans  savoir très bien pourquoi.
(Boris se met en marche.)
Mais, la nuit était bien froide dans la steppe, et, bien qu'il fut très grand et très fort, il grelottait et se blottit dans l'herbe tendre d'une prairie.
(Natacha arrive avec Vladimir ; elle chantonne et marche en tapant des pieds).
BORIS (il tend l'oreille) : mais, quelle est donc cette gracieuse démarche ?
NATACHA (se penche sur Boris) : mais qui est donc cet homme assoupi ?
NATACHA ET BORIS (ils se regardent et disent en même temps) : OH !
BORIS : Mais, vous êtes une bien jolie bergère !
NATACHA : Mais, vous êtes mon prince charmant !
NARRATEUR : Mais soudain, surgit face au vent÷..Ivan, le bandit redouté
IVAN : il m'a l'air bien riche ce jeune freluquet. Ah ! Ah ! (il s'élance vers Boris qui part en courant)
BORIS : (en criant) AU SECOURS ! UN BANDIT !
IVAN : Je vais le détrousser vite fait !
Enchaînement très rapide
Boris se cache derrière Natacha
NATACHA (en poussant Boris devant elle) : Allez, mon prince, tu vas le réduire en bouillie !
Boris  se relève timidement
IVAN : Allez, affronte moi, si tu n'as pas peur !
NATACHA : Allez !
BORIS : Bon d'accord,(et il fonce tête baissée sur Ivan qui n'en revient pas).
NATACHA : WAOU !!
IVAN :  Même pas mal ( en attrapant Boris)
Natacha arrive alors et assomme  Ivan qui s'écroule.
NATACHA : Ah ! mon prince ! Quelle vaillance !, vous m'avez sauvé la vie !
IVAN (qui relève juste la tête pour parler aux spectateurs) : Tu parles ! ÷
BORIS (il prend un petit air modeste) :  Bof ! j'en avais déjà terrassé plein÷ (ils sortent bras dessus, bras dessous).
VLADIMIR (il vient devant les spectateurs) : Ben, et moi alors ? (il part en courant derrière Boris et Natacha)
NARRATEUR : C'est ainsi qu'ils se marièrent, et vécurent heureux toute leur vie, avec, bien sûr, beaucoup d'enfants.

LA MERE (NARRATEUR) : Alors, ça t'a plu ?
L'ENFANT : bof, c'est une histoire de fille! Ca me donne pas envie de dormir du tout.
Acte 2 : l'histoire qui fait peur (sizaine des gris)

Personnages :
Le père (narrateur) : Alexis
Pouddin'g : Matthieu
Le père de Pouddin'g : Ghislain
Rialo : Ghislain
1er ancêtre : Cyril
2ème ancêtre : Edouard
3ème ancêtre : Jean

Le père entre :
LE PERE : " Eh bien ! qu'est-ce qui se passe ici ? tu ne dors pas mon garçon ?
LA MERE : Non, il n'arrive pas à s'endormir, alors je lui ai raconté une histoire, mais il trouve qu'elle fait trop fille ! (Pendant que la mère parle, Emeric prend la place de Foucauld)
(La mère sort)

LE PERE : Bon, moi je vais te raconter une vraie histoire de garçon. Il était une fois, en Chine, dans un petit village perdu parmi les rizières, un jeune garçon toujours désagréable qui s'appelait Puddin'g ; cette fois, il pestait contre son maître ;
(pendant qu'il parle, les ancêtres viennent se placer au fond de la scène et restent immobiles en regardant droit devant eux)
PUDDIN'G (entre brutalement très énervé) : C'est pas possible, il n'y a que des imbéciles sur cette terre, même mon maître, il a l'air d'un dragon sans cervelle, qui ne sait même pas tenir ses baguettes pour manger son riz cantonais.
LE PERE DE POUDDIN'G (entre) : Ah ! mon fils, cesse de parler ainsi, méfie-toi donc, regarde les tableaux de tes ancêtres, je crains qu'ils ne finissent par frémir de ta méchanceté÷(on éclaire un à un les visages des ancêtres).
PUDDIN'G : Ton fils n'en a que faire de tes remarques, noble père ! Je me conduirai à ma guise, et  mes ancêtres ne s'en apercevront même pas ! (Puddin'g marche de long en large sur la scène, les ancêtres le suivent des yeux).
(Les deux sortent).
NARRATEUR : un jour, Rialo, propriétaire de la pousse de soja, un bon petit restaurant, vient voir Puddin'g
RIALO entre (il crie) : Puddin'g !
Puddin'g arrive en grommelant. Les ancêtres froncent les sourcils.
RIALO : Ah ! mon cher Puddin'g, ne voudrais-tu pas aller me cueillir des bambous, je n'ai pas le temps et il m'en faut absolument pour les clients de midi
PUDDIN'G : Mais, dis donc, tu veux pas 100 yens et un nem non plus ?
RIALO (implorant) :  Allez, s'il te plait !
PUDDIN'G (en colère): et bien, c'est NON !!! (le 1er ancêtre sursaute), NON !!! (le deuxième ancêtre sursaute) et NON !!! (le troisième ancêtre sursaute).
RIALO (effrayé) : Mais que se passe  t-il ? tes ancêtres,  là, sur le mur  ÷
(Puddin'g se retourne ; les ancêtres ne bougent plus)
PUDDIN'G : et bien, tu as la berlue ?
RIALO (en bégayant parce qu'il a peur) : Bon÷ Bon÷Bon÷, c'est pas grave pour le soja, non, pour l'eucalyptus, euh ! non !, le bambou, au revoir !
il s'en va en courant le plus vite qu'il peut.
PUDDIN'G : c'est ça, va t'en.
Le premier ancêtre tousse.
PUDDIN'G : Hein, mais quel est ce bruit ?÷Ca doit être, ÷mon père÷
LE PREMIER ANCETRE (Voix  effrayante) : Ca n'est pas ton père
Puddin'g se retourne, rien ne bouge.
NARRATEUR : Alors, les trois ancêtres descendirent du mur, et s'alignèrent devant Puddin'g qui n'en croyait pas ses yeux.
(Les ancêtres se tiennent très à gauche de la scène et Puddin'g est devant eux. Pendant la fin de la scène, il recule progressivement : à chaque fois qu'un ancêtre fait un pas en avant, il fait un pas en arrière, jusqu'à se retrouver collé au mur)
1er ANCETRE : (s'avance) Je suis  Tchang Pabong, ton ancêtre le plus généreux et tu m'as déshonoré en étant mauvais avec Rialo.
2ème ANCETRE : (s'avance)  Je suis Houson Métong, ton ancêtre le plus joyeux et tu m'as déshonoré en ne faisant preuve que de mécontentement.
3ème ANCETRE : (s'avance) Je suis Aïoli, ton ancêtre le plus sage, que tu as déshonoré en n'écoutant pas les recommandations de ton père.
Les trois en même temps : TU NOUS AS DESHONORE
PUDDIN'G : AH !÷ (Il est tout apeuré contre le mur).
On éteint la lumière, Pouddin'g passe dans les coulisses, les ancêtres se remettent comme ils étaient au début de la scène.
NARRATEUR (qui parle dans le noir) Et l'on n'entendit plus rien.
On rallume la lumière.
NARRATEUR : Le lendemain matin, les ancêtres étaient de nouveau sur le mur ÷ mais on ne revit jamais, jamais le méchant Puddin'g.
(Les ancêtres sortent)

LE PERE (NARRATEUR) : alors, ça t'a plu ?
L'ENFANT (pas très rassuré) : Oh, oui, oui, papa÷
LE PERE : Tu n'as pas eu peur, au moins ?
L'ENFANT : Oh, non, bien sûr que non !
LE PERE : Tant mieux, bon maintenant, tu dors, hein. Bonne nuit.
L'ENFANT : Bonne nuit, Papa.
Le Père sort et baisse la lumière.
Cyril remplace Emeric

Acte 3 : l'histoire drôle (sizaine des blancs)

Personnages :
La Grand-mère (narrateur) : Marc
Gaël : Pierre-Alain
Le Goërick : Nicolas
1er  korrigan : Foucauld
2ème korrigan : Paul
3ème korrigan : Guillaume
musique : musique de danse bretonne à chaque fois qu'il y a une danse

Pas un bruit pendant quelque temps, puis l'enfant (Cyril) se redresse d'un bond dans son lit.
L'ENFANT  (crie) : " Maman, Papa. Au secours ! "
Le père, la mère, et la grand mère entrent en courant et allument la lumière.
LE PERE : " Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ?
L'ENFANT (la tête sous la couverture, il sort juste un bras et indique un coin dans la pièce) : Il y a quelque chose qui bouge là. C'est le fantôme de Pouddin'g. Il veut me manger.
LE PERE : mais non, voyons, il n'y a rien. Regarde.
L'ENFANT : T'es sûr ? (Il sort prudemment la tête des couvertures)
LE PERE : Tu vois, il n'y a rien.
L'ENFANT (à toute vitesse): Si, si, je te jure y'avait un fantôme. Il mesurait au moins 2 mètres, et il avait l'air très méchant, et il voulait me manger, Bouh, ouh, ouh (l'enfant se met à pleurer)
LA MERE (en colère, dit au père) : Evidemment, avec tes histoires à dormir debout, tu lui mets n'importe quoi dans la tête à ce pauvre petit ! Comment va-t-il pouvoir s'endormir, maintenant ?
LA GRAND-MERE : moi, je sais, je vais lui raconter une histoire drôle. Comme ça il pourra se coucher sans faire de cauchemar.
L'ENFANT (arrête de pleurer) : Oh, oui, Grand-mère, raconte-moi une histoire drôle.

LA GRAND-MERE : Il était une fois en Bretagne, un jeune garçon appelé Gaël.
Gaël entre.
Il était très gai, et très sympathique, et dans son village, tout le monde l'aimait bien. Mais Gaël avait un défaut : il avait une grosse bosse sur le dos.
Gaël se retourne et montre sa bosse.
A cause de cette bosse, les gens se moquait de lui. Surtout son voisin, Le Goërick, qui était un homme méchant et avare.
Entre Le Goërick qui frappe sur la bosse de Gaël.
LE GOËRICK : Alors, Gaël, toujours de traviole ?
Le Goërick sort et Gaël baisse la tête, tout penaud.
LA GRAND-MERE : Gaël se consolait les jours de fête. En effet, dès qu'il y avait une fête, il était invité avec son violon. Ce jour-là, c'était mariage chez les Ménèz, dans le village à côté. Evidemment Gaël était là et il menait la danse.
Gaël joue, les paysans dansent, et l'enfant (Cyril) applaudit en cadence.
La nuit venue, Gaël décida qu'il était grand temps de rentrer chez lui. Il était déjà minuit passé, et il avait pas mal de chemin à faire à travers la lande pour rentrer chez lui, et il ne voulait pas risquer de rencontrer des korrigans.
Malheureusement, il avait un peu trop bu.(Gaël part en zigzagant) Et au bout de quelques kilomètres, il était si fatigué qu'il s'endormit. (il se couche). Mais il ne dormit pas longtemps, car il fut bientôt réveillé par des petites voix. Et quand il ouvrit les yeux, il vit des tas de petites créatures qui l'entouraient et le regardaient en riant.
Pendant ce temps, les korrigans entrent, commencent à danser puis aperçoivent Gaël, l'entourent en se le montrant du doigt...
Il faut savoir que les korrigans sont des petits génies qui vivent sur les landes bretonnes. Ils vivent sous terre et ne sortent que la nuit car ils ne supportent pas la lumière du soleil. Comme chacun le sait, les  korrigans possèdent un immense trésor caché dans leurs demeures souterraines. Et ils sont généreux avec les gens qu'ils aiment bien, mais si vous ne leur plaisez pas ils peuvent vous transformer en pierre.
L'un des korrigans s'approcha de Gaël et lui dit :
1ER KORRIGAN: " Je vois que tu as un violon, est-ce que tu voudrais bien nous faire danser ? "
LA GRAND-MERE : Gaël trouva la demande un peu bizarre, mais après tout, pensa-t-il, les korrigans ont bien le droit de faire la fête comme tout le monde, et comme il ne faut jamais dire non à un korrigan, il répondit aussitôt.
GAËL : Bien sûr, monsieur le korrigan !
LA GRAND-MERE : il prit son violon et les fit danser toute la nuit.
Les korrigans dansent en se tenant par les petits doigts et en faisant plein de cabrioles.
LA GRAND-MERE : Enfin, comme l'aube approchait, les korrigans rentrèrent chez eux. Mais l'un d'eux vint dire à Gaël :
2EME KORRIGAN : Merci, tu nous as bien fait danser, que veux-tu comme récompense? Tu sais que nous avons plein d'or.
GAËL : En fait, il y a quelque chose que j'aimerai encore plus que l'or : c'est d'être débarrassé de cette bosse, mais je ne sais pas si c'est possible.
2EME KORRIGAN : Pas de problème. Tu ne veux plus de bosse, eh bien, elle va fondre au soleil, et quand tu arriveras chez toi, elle aura disparu.
LA GRAND-MERE : Très étonné par cette aventure, Gaël se remit en chemin. Et quand il arriva chez lui, il n'avait plus de bosse. Il était tout content. Il croisa son voisin devant sa maison. Il lui demanda ce qu'il avait fait de sa bosse et Gaël lui raconta toute son aventure.
Gaël mime le violon, les danses÷
LA GRAND-MERE : Quand il eut fini, il alla se coucher et laissa Le Goërick plongé dans ses pensées. En bon avare, Le Goërick était très intéressé par le trésor des korrigans. Il décida donc d'aller tenter sa chance.
Gaël sort, Le Goërick réfléchit, puis il se frotte les mains avec satisfaction.
LA GRAND-MERE : Le soir venu, Le Goërick se glissa hors du village avec son biniou et se rendit dans la lande où il s'endormit. Quand il se réveilla, il vit les Korrigans tout autour de lui, et tout se passa comme Gaël avait dit. (mêmes jeux de scène) Enfin quand l'aube fut venu, un korrigan s'approcha et lui dit :
3EME KORRIGAN : " Tu nous as bien fait danser. Que veux-tu pour ta récompense ?
LE GOËRICK : Donnez-moi donc ce dont Gaël n'a pas voulu hier soir, et je serai fort satisfait.
3EME KORRIGAN : Pas de problème. Rentre chez toi, ta récompense t'attend là-bas.
LA GRAND-MERE : Et Le Goërick reprit le chemin tout joyeux. Mais quand il arriva chez lui, il vit qu'une grosse bosse lui avait poussé dans le dos. En demandant ce dont Gaël n'avait pas voulu, il pensait avoir l'or, mais ce fut la bosse qu'il eut !
Le Goërick entre tout penaud avec sa bosse.

L'ENFANT (rit) : Elle est géniale ton histoire, Grand-mère ! C'est trop fort. Et redis-moi comment ils font les korrigans quand ils dansent.
L'enfant (Cyril) se met debout et commence à imiter les korrigans en sautant dans tous les sens et en chantant à tue tête.
LE PERE : Oh, oh, je crois que tu aurais mieux fait de ne pas lui raconter cette histoire, Grand-mère, on ne va jamais réussir à le faire dormir maintenant !
LA MERE : Ca c'est sûr. Il n'y a plus qu'un espoir.

Acte 4 : L'histoire de Noël (tous)

Personnages :
Le grand-père : Nicolas
Joseph : Edouard R
Marie : Guillaume G
L'âne : Guillaume M et Marc
L'aubergiste : Cédric
1er ange : Bodo
2ème ange : Paul
3ème ange : Edouard C
1er berger : Jean
2ème berger : Mathieu
3ème berger : Ghislain
Les autres personnages : tous les autres louveteaux dans le costume qu'ils avaient pour les autres actes.

La mère sort et revient avec le grand-père.
LA MERE : Grand-Père, est-ce que tu ne connais pas une histoire pour l'endormir ?
Le Grand-Père réfléchit un peu. Pendant ce temps, Foucauld remplace Cyril.
LE GRAND-PERE : Une histoire, voyons, voyons÷ Ah, j'ai trouvé ! Viens donc ici, mon garçon.
L'enfant (Foucauld) se recouche. La mère sort.

LE GRAND-PERE (NARRATEUR) : Il était une fois en Palestine, une jeune femme appelée Marie qui devait mettre au monde un fils. Or, Joseph, son époux devait se faire recenser à Béthléem.
(Pendant qu'il parle, Marie et Joseph entrent par la droite. Les bergers vont discrètement se coucher à gauche)
NARRATEUR : Ils se mirent donc en route à dos d'âne.
(Marie monte sur l'âne)
NARRATEUR : En arrivant à Béthléem, ils voulurent passer la nuit dans une auberge
Joseph frappe à la porte
L'AUBERGISTE : Ah !, il n'y a plus de place pour vous, continuez votre route !
MARIE : Il faut que nous trouvions un abri.
JOSEPH : et bien, installons-nous  dans cette étable.
(Marie descend de l'âne. Joseph et Marie passent derrière le rideau de scène et vont se mettre dans la crèche.)
NARRATEUR : C'est là, sur la paille que Jésus naquit.
(On ouvre le rideau)
Pour qu'il n'attrape pas froid, Marie l'enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire.
Dans les collines environnantes, des bergers gardaient leur troupeaux. Tout à coup, ils entendirent une douce musique. (un chant classique de la messe de Noël)
Les anges entrent.
Le 1er berger  se réveille et voit les anges
1er BERGER (tout émerveillé) : Oh ! Regardez ! Des anges dans le ciel !
1er ANGE : N'ayez pas peur.
2ème ANGE : Je vous annonce une bonne nouvelle
3ème ANGE : Jésus le Sauveur du monde vient de naître !
Les anges se mettent derrière la crèche
2er BERGER : Allons donc à Béthléem voir ce qui est arrivé.
Ils arrivent alors devant l'étable, et voient Joseph et Marie à genoux, ils regardent tendrement l'enfant qui vient de naître.
3ème BERGER : Mes amis, prosternons-nous, car cet enfant qui vient de naître est le fils de Dieu.
Les bergers s'agenouillent.
NARRATEUR : tous les gens qui passèrent près de la grotte ce soir-là s'arrêtèrent pour voir ce petit bébé qui était aussi le sauveur du monde.
Tous les autres louveteaux entrent et viennent s'agenouiller devant la crèche.

L'enfant (Foucauld) se couche et s'endort.
Les anges viennent devant.
1er ANGE : C'est  ainsi que le petit garçon ferma enfin les yeux.
2ème ANGE : Il comprit que cette histoire était la plus belle du monde, car elle était la plus belle .
3ème ANGE : Et, avant de s'endormir, il demanda tout bas au petit Jésus de toujours rester dans son cķur.
 

Cette veillée a été jouée avec 18 louveteaux. Beaucoup avaient plusieurs rôles. A vous de voir comment vous pouvez répartir vos enfants.

Conseil important pour Boris et Natacha : pour rendre la scène drôle, nous avions pris le sizenier le plus costaud pour faire Natacha (la délicate princesse÷), et le petit nouveau le plus menu pour faire Boris (le prince grand et fort÷) : effet de comique garanti, et en plus, ça évité les jérémiades des louveteaux qui ne veulent pas jouer un rôle de fille !